Je suis..., Quotidien

Je suis en plein jetlag

« Jetlag », c’est le terme anglo-saxon pour désigner les effets du décalage horaire (lors d’un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires) sur l’organisme des voyageurs.

Alors de quel pays lointain suis-je de retour ? De quelle destination exotique ?

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La réalité est moins glamour : aucun voyage d’affaires ou d’agrément, aucune tournée mondiale, ou expédition scientifique dans mon cas. Juste un de mes pires ennemis : le changement d’heure.

Pour mes lecteurs qui ignoreraient de quoi je parle (oui, au cas où je serais lue dans ces contrées lointaines évoquées plus haut…), une petite précision : en France, dans le but de réaliser des économies d’énergies, on décale 2 fois par an l’heure officielle d’une heure, en plus ou en moins (au printemps et à l’automne). Beaucoup de gens protestent contre cette façon de faire, spécialement les éleveurs et les enseignants, que j’entends depuis toute petite au journal télévisé dire que ça perturbe les animaux et les enfants.

 

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Petite, j’avais beaucoup de mal à m’adapter à ce changement assez brutal. On essayait de décaler une semaine avant petit à petit l’heure des repas et des levers/couchers, mais ça restait compliqué pour moi, et je mettais en général entre une bonne semaine et quinze jours pour reprendre un rythme normal et ne plus en ressentir les effets.

Etudiante, j’ai continué à essayer d’absorber le choc en supprimant quelques activités les deux semaines suivant le changement d’heure, et j’avais plus de liberté pour me coucher et me lever à des heures qui me convenaient.

Jeune adulte, j’ai dû m’adapter plus rapidement : quand on a un travail, on doit arriver à l’heure, prendre son repas à l’heure, être efficace dans les horaires impartis. Une galère sans nom…

Depuis que je suis mariée, je ne travaille plus à l’extérieur, je suis donc un peu plus libre de m’adapter en souplesse, et j’ai cru remarquer que le changement d’heure d’automne (où l’on recule les horloges d’une heure) est presque une formalité. En deux ou trois jours, j’ai pris le nouveau rythme.

Mais le changement d’heure de printemps (où l’on avance les horloges d’une heure, nous trouvant donc en France avancés de deux heures sur l’heure solaire) est toujours extrêmement pénible pour moi. A croire que je suis une vache, n’étant plus une petite fille… Je suis épuisée en me levant le matin, épuisée le soir, j’ai du mal à m’endormir, et ma sensation de faim est perturbée. Cela dure en général dix à quinze jours, à condition que rien d’autre ne vienne perturber ce processus d’adaptation.

 

Depuis que je suis maman, les changements d’heure sont aussi une affaire que je dois gérer pour mes enfants. J’applique les mêmes techniques que jadis ma mère avec moi. Heureusement, nous pratiquons l’instruction en famille, et nous pouvons modifier nos horaires comme bon nous semble (c’est d’ailleurs en partie pour cette raison, l’adaptation à notre rythme, que nous avons choisi l’IEF). Les enfants peuvent se coucher un peu plus tôt ou un peu plus tard, se réveiller naturellement et se lever reposés, et nous adaptons l’heure des repas en les décalant petit à petit, jusqu’à coller au nouvel horaire. Il faut bien constater que la perturbation dans leur cas est minime : en deux jours, elle est digérée. Seul notre aîné, Asperger lui aussi, semble déstabilisé de façon plus durable (quatre ou cinq jours où il est assez fatigué).

Si je devais faire face à des horaires d’école et/ou de bureau, je ne sais pas comment je m’en sortirais, ni en combien de temps je prendrais le rythme.

 

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Ce qui est sûr, c’est que je prends conscience que mon rythme est facilement perturbé, que la qualité de mon sommeil est assez mauvaise et ne me permet pas de franchir cette formalité comme une fleur, et que je suis toujours (comme je l’étais plus jeune) révoltée intérieurement que l’on m’impose ce changement pour des raisons obscures et bancales (d’autant que les économies invoquées ne sont même pas au rendez-vous… Il faut croire qu’au gouvernement, on n’aime pas dire « ok, on s’est trompé, on fait machine arrière, ce truc ne sert à rien et crée des problèmes »). J’imagine que l’âge n’aide pas, et que je dispose de moins de ressources aujourd’hui que lorsque j’étais plus jeune.

Bref, j’attends toujours que ce changement d’heure soit abandonné, puisque ses bénéfices sont modérés (voire inexistants aujourd’hui). Sur le sujet, vous pouvez lire cet article de Wikipédia : Heure d’été.

En attendant, j’essaie de faire bonne figure, et je savoure la chance que nous avons d’être relativement libres de choisir nos horaires et notre emploi du temps, de prendre le petit déjeuner à 10 heures, de tomber de sommeil à 19, ou de prendre notre repas de midi à 13h30, en ayant l’impression assez magique de nous trouver entre deux voyages excitants au bout du monde – ce qui est toujours un peu le cas lorsqu’on a des enfants, non ?

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